Bienvenue

Bonjour,

 

Ce blog est un outil de dialogue pour toutes celles et tous ceux qui, comme moi, sont intéressés par la vie politique et partagent les valeurs républicaines, sociales, européennes et de laïcité qui ont fondé la République et animent notre démocratie. Il nous permettra de commenter ensemble l'actualité et de formuler des réflexions et des propositions destinées à nourrir les projets futurs.

 

Dialogue et débat font avancer la société mais aussi chacune et chacun d'entre nous. Y participer est donc un acte positif comme citoyen et également à titre personnel. C'est de ce type d'engagement dont notre République a désormais besoin, pour vivre et pour être à nouveau un lieu de confiance entre le peuple et ceux qu'il a élus.

 

Nous aborderons tous les thèmes dans cet espace, actualité, vie politique bien sûr, mais également vie quotidienne, consommation et grandes questions de société.

 

A bientôt,

 

Philippe GOYER

"J'ai été orientée" dit Samia. Elle est en 3ème et vient, à l'issue de l'année scolaire d'être dirigée vers l'enseignement professionnel.

Ecoutons maintenant Karim : "A la fin de la Seconde, je ne savais pas quoi faire, alors je suis allé en 1ère S."

Enfin, c'est au tour d'Audrey de s'exprimer : "Je suis allée aux journées portes ouvertes de l'IUT, l'équipe m'a paru sympa, alors c'est comme ça que j'ai choisi."

Ces trois exemples saisis sur le vif montrent que quelque chose ne va pas bien avec l'orientation des jeunes, que ce soit au collège, au lycée ou à l'Université. Leurs parents le disent, ils considèrent que le choix des études est très important mais tous sont inquiets à ce sujet. Comment les rassurer ?

Tout d'abord, l'enseignement général n'est pas la seule voie pour s'épanouir. Doit-on regretter d'être un bon artisan ? Est-il honteux d'être plombier, boulanger, charpentier, menuisier ... ? Les métiers et l'apprentissage doivent retrouver la réputation de noblesse qu'ils n'auraient jamais dû perdre. Les médias ont leur  rôle à jouer dans ce domaine.

Ensuite, il faut favoriser la flexibilité des parcours de formation. Voici Jérôme : après un CAP de menuiserie, il a poursuivi sa formation en apprentissage par un BEP, puis un Bac Professionnel. Après avoir exercé son métier pendant 4 ans, il décide toujours en apprentissage d'entreprendre un BTS. Il réussit et c'est alors qu'il intègre une école d'ingénieur par alternance. Jérôme s'apprête donc, à 30 ans, à occuper un poste d'ingénieur dans une grande entreprise de menuiserie. Ses compétences acquises par l'expérience feront de lui un professionnel recherché. Ce n'est pas un exemple isolé et son moteur est une motivation constante et une passion pour un métier toujours entretenue.

Enfin, Ecole et Université doivent être insérées dans la vie économique. Sans démagogie, mais sans tabou non plus on doit davantage associer les acteurs éconnomiques (entreprises, agences de développement, de recherche ...)  aux formations. Une nouveauté ? Non, il existe des filières qui le font depuis 40 ans : les IUT. Leur réusite est indiscutable. Ecole et Université doivent cesser d'être l'alma mater superbement isolée pour être une une composante de la société.

Pour que l'Entreprise n'ait plus peur de l'Ecole et de l'Université. Pour que l'Ecole et l'Université ne se méfient plus de l'Entreprise.

Pour que Samia, Karim et Audrey  comprennent et choisissent avec sérénité et en toute objectivité leur orientation.

Pour que chaque élève, étudiante ou étudiant construise son projet professionnel avec motivation.

Pour tous aient confiance en l'avenir.

Pour que demain soit un espoir.


Lundi 21 août 2006
- Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander

Le climat de notre planète change.

C'est visible, c'est rapide et c'est grave. Nous devons agir ; quels sont nos leviers ?

Le principal levier est l'évolution de notre comportement de consommateurs. Ce mouvement est en cours et relève du réflexe citoyen de chacune et de chacun de nous  : tri de nos déchets, modération de notre consommation d'eau... Tout ceci se situe dans le cadre d'une législation européenne cohérente et en avance sur celle de beaucoup d'autres pays. Toutefois ceci reste insuffisant, des progrès importants nous attendent.

La principale cause du réchauffement de la planète est le rejet excessif de CO2. La quasi-totalité des secteurs économiques sont concernés avec une prépondérance particulière de ceux des transports et du bâtiment. Leurs habitudes peuvent changer, mais les seules recommandations auront un effet modeste. L'Etat doit-il alors intervenir de façon directe ?

Plutôt libéral, je suis a priori plus favorable à une alliance de responsabilité individuelle et de solidarité qu'à une régulation de l'économie par l'Etat. Mais le changement climatique de la planète est un enjeu d'une ampleur et d'une urgence si grandes, que l'intervention de l'Etat est pleinement légitime. Quelle forme peut-elle prendre ?

Les solutions conduisant à une diminution importante des émissions de CO2 n'existant pas toutes, un important effort de R & D sera donc nécessaire et engendrera une participation importante de l'Etat. Cet accroissement des dépenses peut être financé par une écotaxe ; cette taxe majore d'autant plus fortement un produit ou un service qu'il engendre un niveau élevé d'émissions de CO2, ou plus généralement en fonction de son écobilan.

Cette taxe permettra rapidement de conduire à de "bonnes pratiques" environnementales : ferroutage, diminution du nombre de véhicules à haut niveau d'émission en CO2, généralisation des bonnes éconceptions de produits et de bâtiments, amélioration du réseau des transports publics, optimisation des circuits logistiques des produits importés et exportés.

Le bouleversement sera majeur mais il est urgent d'agir !


Jeudi 17 août 2006
- Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Les femmes sont nombreuses à questionner les différents mouvements politiques à propos de l'égalité homme-femme.  Mais de quelle égalité parlons-nous ?

L'égalité politique ? Certes, un Parlement qui ne compte que 6 % de femmes parmi ses membres n'est pas représentatif. La loi sur la parité devrait  y remédier. Toutefois, on peut regretter que la coercition financière ait dû être le moyen qui initie l'évolution des pratiques.

Mais c'est surtout dans la vie quotidienne que se joue l'égalité entre hommes et femmes. Deux sphères sont concernées : la sphère familiale et la sphère professionnelle. Le lien entre les deux est fort. Ce sont les modes de vie qui doivent évoluer pour permettre une meilleure égalité : juste partage des activités de la maison et de la famille, équilibre entre les conjoints lors des choix de vie liés à la carrière professionnelle de chacun d'eux. Bref, le rythme de vie familial, et à travers lui, la représentation des rôles masculin et féminin sont à reconsidérer. Lorsque l'équivalence homme-femme aura émergé, une étape majeure et décisive aura été franchie.

Concrètement, comment aller vers cette évolution ? L'effort pricipal doit porter sur l'évolution du rythme de vie. Des services de proximité doivent être développés de façon importante : crèches, garde et accompagnement des personnes (malades, enfants, personnes âgées...), achats de la vie quotidienne... Ici nous devons faire confiance au secteur privé. La loi de l'offre et de la demande régulera à la baisse le coût de ces services, d'autant plus qu'ils sont facilités par le CESU (Chèque Emploi Service Universel) récemment mis en place. Ainsi, les tâches traditionnellement dévolues aux femmes, seront équitablement partagées contribuant à un ample mouvement de société. N'oublions pas non plus l'inégalité salariale entre les deux sexes qui doit être corrigée.

Ce mouvement est d'autant plus nécessaire et bénéfique que les revenus sont modestes. La pression la plus forte repose actuellement sur les épaules des femmes aux faibles ressources. Trop souvent elles travaillent à temps partiel ; c'est une obligation et non un choix. Or le coût des services est encore élevé. Il appartient donc à la société, l'Etat par une fiscalité adaptée et les entreprises par une augmentation significative de l'offre des services à la personne, d'initier ce mouvement qui permettra à toutes le femmes d'envisager plus sereinement leur parcours professionnel à temps plein. Cela les conduira, à égalité avec les hommes vers un meilleur épanouissement personnel.


Mercredi 2 août 2006
- Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus