Le climat de notre planète change.
C'est visible, c'est rapide et c'est grave. Nous devons agir ; quels sont nos leviers ?
Le principal levier est l'évolution de notre comportement de consommateurs. Ce mouvement est en cours et relève du réflexe citoyen de chacune et de chacun de nous : tri de nos déchets, modération de notre consommation d'eau... Tout ceci se situe dans le cadre d'une législation européenne cohérente et en avance sur celle de beaucoup d'autres pays. Toutefois ceci reste insuffisant, des progrès importants nous attendent.
La principale cause du réchauffement de la planète est le rejet excessif de CO2. La quasi-totalité des secteurs économiques sont concernés avec une prépondérance particulière de ceux des transports et du bâtiment. Leurs habitudes peuvent changer, mais les seules recommandations auront un effet modeste. L'Etat doit-il alors intervenir de façon directe ?
Plutôt libéral, je suis a priori plus favorable à une alliance de responsabilité individuelle et de solidarité qu'à une régulation de l'économie par l'Etat. Mais le changement climatique de la planète est un enjeu d'une ampleur et d'une urgence si grandes, que l'intervention de l'Etat est pleinement légitime. Quelle forme peut-elle prendre ?
Les solutions conduisant à une diminution importante des émissions de CO2 n'existant pas toutes, un important effort de R & D sera donc nécessaire et engendrera une participation importante de l'Etat. Cet accroissement des dépenses peut être financé par une écotaxe ; cette taxe majore d'autant plus fortement un produit ou un service qu'il engendre un niveau élevé d'émissions de CO2, ou plus généralement en fonction de son écobilan.
Cette taxe permettra rapidement de conduire à de "bonnes pratiques" environnementales : ferroutage, diminution du nombre de véhicules à haut niveau d'émission en CO2, généralisation des bonnes éconceptions de produits et de bâtiments, amélioration du réseau des transports publics, optimisation des circuits logistiques des produits importés et exportés.
Le bouleversement sera majeur mais il est urgent d'agir !